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Importation de voiture – coup de frein à la filière d’occasion

Le nouveau droit d’accise qui a été imposé aux voitures d’occasion importées n’est pas favorable au coût de revient des importateurs. Le domaine de l’achat voiture occasion risque un coup dure en 2015. La déception de l’Etat se fait sentir car ces mesures étaient censées être faveur de ses recettes et pourtant elles risquent de produire le contraire. C’est un peu le cas du Droit d’accise frappant ces voitures d’occasions importées dès que la loi de finances rectificatives a été promulgée en 2014. Le taux de la valeur CAF de la marchandise étant de 10%, la somme s’ajoutant aux plusieurs frais divers et taxes dont l’importateur doit déjà s’acquitter est assez élevée. A la fin, la rentabilité du secteur risque d’être moindre autant pour les particuliers important directement que pour les professionnels opérant dans la vente de véhicules d’occasion. La filière qui est entrée en contribution au maintien des caisses de l’Etat pendant la crise sont en dégringolade. Nono Randriantsoa, un importateur déclare : « la valeur du droit d’accise représente le bénéfice pouvant être tiré de la vente d’une voiture importée. De nos jours, la filière n’est plus aussi rentable et j’envisage d’arrêter l’importation à partir de l’an prochain ». Cet avis est partagé par de nombreux opérateurs. « Le gouvernement voulant à tout prix rehausser sa recette en imposant cette loi aux opérateurs frolle des résultats contraires », poursuit-il. Actuellement, un importateur doit s’acquitter de 10 frais et taxes diverses juste poru faire sortir une voiture du port.

Frais et taxes

Premièrement, il y a le droit de douane. Puis la TVA, la prestation de la socité Gasynet, le frais de débarquement en plus du frais d’emmagasinage, le droit à payer à l’armateur, la prestation du transitaire, la taxe sur les revenus intermittents, les divers frais de transport et enfin le Droit d’accise qui n’est pas des moindres. Aujourd’hui, importer une petite berline revient chèr à l’opérateur avec le prix d’achat, le fret en y ajoutant un droit d’accise élevé. A la vente, la voiture connaitra une hausse de prix que le pouvoir d’achat des Malgaches ne pourra pas absorbée. Le directeur général des impôts, Armand Tazafy a expliqué que : « c’est une taxe assimilée à la taxe environnementale ». pourtant il n’y a aucune différence entre les voitures polluantes et celles qui le sont moins, même entre un moteur à essence et un moteur diesel.